En découvrant la blockchain, j'avais l'impression qu'un explorateur était surtout un outil réservé aux personnes très techniques. En réalité, les informations principales d'une transaction peuvent être assez faciles à lire une fois que l'on comprend à quoi correspondent les différents champs.
Ce qui me paraît important est de distinguer ce qui est inscrit ou observable sur la blockchain de ce que l'on pourrait être tenté d'en déduire sur les personnes qui utilisent les adresses.
1. Qu'est-ce qu'un explorateur de blockchain ?
Un explorateur est une interface permettant de consulter les données publiques enregistrées sur une blockchain. Selon le réseau concerné, on peut rechercher une transaction, une adresse, un bloc ou d'autres informations techniques.
L'affichage varie d'un explorateur à l'autre et les termes ne sont pas toujours exactement les mêmes, mais on retrouve généralement plusieurs éléments communs.
2. L'identifiant de transaction : TxID ou hash
Une transaction possède généralement un identifiant unique, souvent appelé TxID ou transaction hash. Il s'agit d'une longue chaîne de caractères permettant de retrouver précisément cette transaction dans l'explorateur.
Lorsque quelqu'un fournit un TxID, il est donc possible de rechercher la transaction correspondante et d'examiner les données publiques associées à celle-ci.
3. Le statut de la transaction
L'explorateur peut indiquer si la transaction est encore en attente, si elle a été intégrée à un bloc ou si elle dispose déjà de plusieurs confirmations.
Il faut distinguer le fait qu'une transaction soit visible du fait qu'elle soit suffisamment confirmée selon les usages du réseau ou du service concerné.
4. Les adresses concernées
L'une des informations les plus visibles est généralement constituée par les adresses impliquées dans la transaction.
Selon la blockchain, la manière de représenter les entrées, les sorties ou les transferts peut varier. Mais il est souvent possible d'observer qu'une valeur a été transférée entre différentes adresses.
Une précaution me semble essentielle : une adresse blockchain n'est pas automatiquement le nom d'une personne.
5. Le montant transféré
L'explorateur affiche généralement le montant ou la valeur transférée dans l'unité utilisée par le réseau ou le jeton concerné.
Certains explorateurs ajoutent une estimation dans une monnaie classique, mais cette conversion dépend du cours utilisé et du moment auquel elle est calculée. Elle ne doit donc pas être confondue avec la valeur exacte au moment historique de la transaction sans vérification.
6. Les frais de transaction
Une transaction peut également comporter des frais. L'explorateur peut afficher leur montant ainsi que d'autres informations techniques liées à leur calcul.
Ces frais ne correspondent pas nécessairement au montant envoyé au destinataire : il s'agit d'une donnée distincte de la transaction.
7. Les confirmations et le bloc
Lorsqu'une transaction est intégrée à la blockchain, l'explorateur peut indiquer le bloc dans lequel elle apparaît et le nombre de confirmations accumulées depuis.
En simplifiant, les confirmations permettent de constater que d'autres blocs ont été ajoutés après celui qui contient la transaction. Le fonctionnement précis dépend toutefois de la blockchain étudiée.
8. La date et l'heure
L'explorateur peut fournir une indication temporelle liée au bloc ou à la transaction. Comme pour toute donnée technique, je préfère regarder précisément ce que le champ représente avant de l'interpréter.
Il faut également faire attention au fuseau horaire utilisé par l'interface lorsqu'on compare cette heure avec d'autres événements.
9. Ce que l'explorateur ne dit pas forcément
C'est pour moi le point le plus important. Voir qu'une adresse a envoyé des fonds à une autre adresse ne signifie pas que l'explorateur connaît automatiquement l'identité civile des personnes concernées.
Une adresse peut être utilisée par un particulier, un service, une plateforme, un portefeuille technique ou correspondre à un usage plus complexe selon le réseau.
Certaines interfaces ajoutent des étiquettes ou des informations issues de leurs propres bases de données. Il faut alors distinguer la donnée présente sur la blockchain de l'information ajoutée par le service qui affiche cette donnée.
10. Une transaction est un point de départ
Je vois donc l'explorateur comme un moyen de lire des informations techniques publiques : identifiant, adresses, valeurs, frais, bloc et confirmations.
Pour aller plus loin, il faut ensuite comprendre le fonctionnement du réseau étudié et recouper les informations avec d'autres sources. La visibilité d'une transaction ne signifie pas que l'identité réelle de ses utilisateurs est directement visible.
CodeSleuth — étudiante en informatique, membre du forum Cyberdétective®.