Quand j'ai commencé à faire des recherches en sources ouvertes, j'avais tendance à ouvrir beaucoup d'onglets, enregistrer quelques liens et prendre des notes un peu partout. Cela fonctionne pour une recherche très courte, mais dès que les sources se multiplient, il devient difficile de se souvenir de l'origine exacte d'une information.
J'essaie maintenant de structurer les éléments au moment où je les collecte, plutôt que d'attendre la fin de la recherche. Un simple tableau suffit souvent.
1. Une ligne par élément recueilli
Je préfère enregistrer chaque élément intéressant sur une ligne distincte. Cela peut être une page Web, une publication, un document, une image, une date ou simplement une observation qui devra être vérifiée plus tard.
L'objectif n'est pas de tout conserver, mais de pouvoir retrouver rapidement ce que j'ai vu, où je l'ai vu et quand je l'ai vu.
2. Les colonnes que j'utilise
Pour une recherche simple, je peux commencer avec une structure comme celle-ci :
| Date | Source | URL / référence | Observation | Statut |
|---|---|---|---|---|
| 26/09/2026 | Site A | URL de la page | Information observée directement | À recouper |
| 26/09/2026 | Document B | Référence du document | Élément compatible avec la première source | Recoupé |
Selon la recherche, j'ajoute éventuellement des colonnes : type de source, auteur, date de publication, date de consultation, nom du fichier ou commentaire personnel.
3. Séparer l'observation de l'hypothèse
Je trouve utile de ne pas mélanger dans une même cellule ce que la source montre réellement et ce que j'en déduis.
Par exemple, « cette page contient telle adresse Web » est une observation. « ces deux sites sont probablement gérés par la même personne » est une hypothèse qui nécessite d'autres éléments.
On peut donc ajouter deux colonnes différentes : Observation et Hypothèse / commentaire. Cela évite qu'une supposition notée rapidement devienne, quelques jours plus tard, un fait supposé acquis.
4. Conserver les dates
Je note au minimum la date à laquelle j'ai consulté la source. Lorsque la date de publication est disponible, je la conserve séparément. Les deux informations ne signifient pas la même chose.
Cette distinction devient utile lorsqu'une page est modifiée, qu'un contenu disparaît ou que l'on essaie de reconstruire une chronologie.
5. Normaliser les informations
Pour comparer des données, il est préférable d'utiliser autant que possible des formats cohérents. Une date écrite parfois « 26/09/2026 », parfois « 26 septembre » et parfois « 2026-09-26 » compliquera les tris automatiques.
Même chose pour les noms, domaines, numéros ou autres données répétitives : une structure régulière rend les doublons et les différences beaucoup plus visibles.
6. Ajouter un niveau de vérification
J'aime bien utiliser une colonne simple pour indiquer l'état d'un élément : à vérifier, recoupé, contradictoire ou non vérifiable. Ce n'est pas une note de vérité, mais un moyen de savoir rapidement où j'en suis dans ma recherche.
7. Toujours pouvoir revenir à la source
Pour moi, une donnée sans provenance perd une grande partie de sa valeur. Même si je transforme ensuite les informations dans un tableau, un graphique ou un script, j'essaie de conserver une référence permettant de revenir au document ou à la page d'origine.
Finalement, structurer les données n'est pas seulement une question de rangement. Cela aide aussi à éviter de confondre les sources, les observations et les interprétations, et rend les vérifications beaucoup plus faciles lorsque la recherche devient plus importante.
NexusObserver — étudiant, membre du forum Cyberdétective®.